La Cote Argus représente la valeur de référence à connaître quand on veut vendre ou acheter une moto. Historiquement publiée dans le journal L’Argus au début du 20e siècle, elle permet d’estimer le prix le plus juste et conforme au marché d’un deux-roues, à modèle équivalent.
Que l’on soit vendeur ou acquéreur, il est donc primordial de bien calculer cette fameuse cote, un indice précieux pour mener à bien la transaction. Mais comment s’y prendre exactement ? Quels sont les paramètres déterminants à prendre absolument en considération ?
Le kilométrage et l’année : des critères de poids
Sans conteste, le kilométrage et l’année de mise en circulation sont les éléments clés influençant le montant de la Cote argus Moto. Plus le compteur affiche un nombre élevé de kilomètres parcourus, plus la valeur du deux-roues s’érode. La dépréciation est également marquée la première année, pouvant atteindre 30 %, puis se stabilise aux alentours de 10 % par an.
À titre indicatif, on estime qu’une moto de plus de 125 cm3 roule en moyenne entre 6 000 et 12 000 kilomètres annuellement. Sur cette base, le calcul de la décote ou surcote liée au kilométrage s’effectue à hauteur de 0,5 % du prix théorique pour chaque tranche de 1 000 km en plus ou en moins.
Il est donc capital de bien renseigner ces deux données pour obtenir une estimation fiable de la cote de sa moto.
Au-delà des chiffres : l’état général
C’est un fait : les indicateurs objectifs que sont l’année et le total du compteur donnent une tendance solide. Toutefois, affiner le calcul en prenant aussi en considération des critères plus qualitatifs est indispensable pour approcher au mieux la valeur réelle du deux-roues.
L’état général de la moto compte ainsi pour beaucoup. Une machine entretenue méticuleusement, sans rayure ni bosse, dans un excellent état de marche avec des pneus et une batterie récente verra logiquement sa cote bonifiée. À contrario, une moto présentant des défauts esthétiques, une selle abîmée, des révisions espacées voire un démarrage hasardeux influera négativement sur l’estimation finale.
Optimiser le prix de revente dès l’achat
Pour le futur vendeur, l’idéal est de tabler sur une revente dès le premier achat. En effet, certains modèles sont plus faciles à revendre et moins sujets à une dépréciation marquée. Les marques, gammes et cylindrées plébiscitées par le plus grand nombre comme Yamaha ou les roadsters 600 cm3 sont des valeurs sûres.
D’autre part, limiter le kilométrage en utilisant au quotidien un deux-roues adapté aux petits trajets préservera là aussi la valeur. Sans compter qu’un entretien régulier en atelier agréé est le meilleur gage aux yeux des acheteurs.




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